L'effet d'amorçage

Echauffement (éch) et l’effet d’amorçage (Ame)...

Echauffement (éch) et l’effet d’amorçage (Ame).

L’éch fait partie, dans la plupart des cas, de la routine du sportif avant une séance d’entraînement, un match ou une compétition. Cependant, certains ne sont pas convaincus qu’un éch complet, comprenant des efforts effectués à une intensité maximale, ne diminue pas seulement le risque de blessure mais améliore aussi la performance.

1) Comment ça marche ?

L’éch augmente la température musculaire, ceci résulte en l’amélioration de la respiration mitochondriale (mitochondrie: producteur de puissance de la cellule et aussi convertisseur d’énergie) et de l’efficacité de l’exercice (mouvement). Aussi, l’éch équilibre la balance entre l’apport et la demande en oxygène.

Un autre avantage d’un bon éch est que le recrutement des unités motrices des muscles est amélioré, ce qui veut dire que les muscles seront activés de manière optimale pendant une course, une séance d’entraînement ou un match. Ainsi, un volume plus important de masse musculaire sera sollicité pour satisfaire à la demande de l’effort (puissance, vitesse…).

Enfin, les concentrations en lactate sanguin sont réduites lors de l’effort suivant un bon éch en comparaison à un effort effectué sans éch.

2) Performance – Qu’est-ce qui est amélioré ?

La cinétique de VO2, qui est le profil de la consommation d’oxygène, est améliorée. La composante rapide est accélérée et la composante lente est réduite. En d’autres termes : il faut moins de temps pour atteindre l’allure de course ou une allure constante, le déficit en oxygène est réduit et la tolérance aux exercices d’intensités modéré et au-dessus du seuil lactique est améliorée.

 

Puisqu’un volume de masse musculaire plus important est recruté, il sera plus facile d’atteindre et de soutenir l’allure de course et / ou de faire une séance de type seuil ou à intensité maximale.

 

Dans la plupart des recherches étudiant le phénomène d’Ame (i.e., éch précédant un effort) sur la performance qui s’en suivait, une partie de l’éch était effectué à haute intensité. C'est à dire au-dessus du second seuil lactique ; > 4 mmol.L-1. En conséquence, tout éch devrait comprendre des périodes à des intensités difficile à maximale pour s’assurer qu’il y ait un effet d’Ame et que la performance soit améliorée. L’intensité devra être augmentée de manière progressive.  

Jones

3) Applications (pour n’importe quel sport):

Ainsi, d’après les deux parties ci-dessus, avant une course, un match, une séance d’entraînement au seuil ou à intensité maximale, des périodes d’exercice (accélérations) à intensité correspondant au second seuil ou à environ 85-90% de la fréquence cardiaque maximale doivent être incorporées dans l’éch. L’éch doit aussi comprendre des sprints courts à intensités maximale et supra-maximale.

Bien que l’intensité et la durée de l’éch dépendent du niveau de forme, vécu, état d’entraînement ainsi que de la température ; l’éch doit être suffisamment long pour permettre au corps de transpirer et doit inclure des accélérations / sprints courts.

 

Message à retenir :

Un éch de durée et intensité optimales augmente la tolérance à l’exercice et améliore la performance.

 

 

Références :

“Effects of prior exercise on metabolic and gas exchange responses to exercise” – Jones et al. (2003). Sports Medicine, 33: 949-971.

“Prior heavy exercise increases the time to exhaustion during subsequent peri-maximal exercise in humans” [abstract] -  Wilkerson et al. (2003). J Physiol, 547P: PC15.

sport Performance échauffement amorçage

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